La nouvelle lune tire sur le jaune dans la nuit au ciel complètement dégagé par un temps typique. Dû au mistral levé hier dans l'après-midi alors que le temps était changeant. Beaucoup de nuages, certains gris et lourds à la nuit tombante et que le vent charriait. Contribuant au changement en cours dans le Nord de l'Europe (c'est pas sûr). L'avant veille au matin la région entière de Berlin se réveillait sous une mince couche de neige continue. Hier avant l'aube, l'odeur était nettement différente en Avignon.
Quand le 1er au soir Berlin se couvrait d'une couche de verglas uniformément causée par la pluie soudaine. Sur laquelle aucune voiture n'avançait à plus de 20 km/h. Si d'aventure ses roues ne patinaient pas sur un relief ou dans une courbe. sans parler des piétons faisant glisser leurs pieds sur le sol : on ne pouvait pas avancer. Surtout pas les bras le long du corps, et je suis tombé deux fois en revenant du bar. Changement plus remarquable succédant à un début de semaine d'une rare douceur. Même ensoleillée ou, mieux encore, un ciel dégagé ; tel qu'il l'était la nuit de la saint Sylvestre. Que les huit lampes d'Orion marquaient. Aidées par celle de la fête du jour que je n'avais jamais vue célébrée avec une telle merveille, champ de la vue et de l'ouïe à l'échelle du paysage de la ville, ligne des toits, jalonnée en chacun de ses degrés par l'éclat d'un pétard, profondeur de bruit et pluie de couleur. Au délai interférant de sorte qu'il ne sépare plus la cause de son effet ; de loin en loin. De proche en proche : deux explosions ou plusieurs lueurs, chaque foyer ayant son propre pétard laissant à chacun le loisir d'aprécier tout l'espace devant lui. Habitants groupés sur les toits jouant sans doute avec un souvenir de bombes. Sûrement doués de ce que l'espace est d'autant plus beau qu'il paraît tel que ce qui lui est propre. Être dévasté quand bien même il est construit, viable.