Les peupliers, communs et d'Italie, n'ont, à Villefranche et en amont, que de très petites feuilles qui laissent encore voir le profil à chaque branche de l'arbre, c'est aussi le fait des frênes, hêtres, tilleuls et noisetiers. Les pommiers bourgeonnent, en prémisse du galbe de leur fruit : l'extrémité externe du pétale rougit d'un rose franc sur le blanc comme les joues d'une jeune femme dépassée par les évènements et, ici, les glycines dont on ne voit que des violettes dites bleues (ou l'inverse), commencent et n'ont par endroit encore aucun pétale ; seules les grappes contre un mur correctement exposé ou les plants situés au sein de la ville et, là encore, près des murs, présentent des fleurs complètement épanouies. Aussi, les cognassiers du Japon sont bien fleuris, mais leurs fleurs sont un peu plus grosses que dans le Vaucluse, sans doute à cause de l'humidité ambiante, tout comme l'éclairement plus doux leur fait des pétales moins rouges, d'un rose plus pâle, lavé.