Il pleut en Bourgogne, nous sommes entrés hier dans la zone couverte par un immense nuage bas, formant presque un brouillard et des précipitations régulières ; le matin pourtant le temps s'était levé, quant à Crest pour déjeuner il faisait déjà lourd. Nous avons donc rétrogradé la saison depuis la Provence et la vallée du Rhône où déjà les cerisiers tout en fleurs, voire en feuilles pour les sujets hâtifs, le feuillage des arbres déjà tout gonfle dans le lit de la Durance, bouchant le paysage du désir plein par la gamme des verts allant du terne bleuté ou argenté sans idée du jaune jusqu'au au vert acide sans presque aucun bleu, et passant par les tons plus francs ; jeu ponctué par les arbres de Judée tout fleuris de roses flambants ou lavés, partout, des environs d'Aix jusqu'à ceux de Valence. Alors qu'ici les jonquilles sont à peine fanées, assurant le tuilage avec les cognassiers du Japon, à maturité.