J'ai voulu rapporter le mot de Federman ci-avant spécialement parce que c'est une chose que je n'aurais pas écrite, et surtout pas comme ça. Cela n'empêche que j'ai apprécié son livre. Ce n'est pas le peu de cas qu'il fait du détail météorologique qui me laisse penser que je ne puisse pas écrire ainsi le temps qu'il a fait : c'est la façon dont est formé ce couple de phrases. Peut-être aurais-je pu écrire le second segment, pourquoi pas, mais certainement pas le premier. "Quant au temps ce jour-là." Je n'en reviens pas qu'il parvienne à un point si promptement, à cet endroit. Je passe sur le verbe implicite, en ellipse, mais il me semble complètement abracadabrant de ne pas relier cette phrase à la suivante comme une proposition relative, par une virgule. J'aurais déplacé la virgule qu'il place après "disons" et c'était fait. Si je comprends qu'il puisse marquer un arrêt entre "disons" et "chaud", je m'étonne qu'il ne l'est pas fait en renversant la phrase : humide et chaud, disons. C'est donc le détail de la ponctuation, du menu fretin pourrons penser certains lecteurs, néanmoins, dans la dimension parlée de cette écriture, rien n'exige le point, la découpe en deux phrases qui entretiennent un rapport de cause à effet. C'est davantage une manière, presque réflexe, qui l'amène, peut-être depuis la phrase anglaise. Reste qu'en l'absence de détail météorologique, et si l'on est renseigné sur le lieu, "chaud et humide" ça en dit déjà long, ce qui m'épate toujours, comme dans la concision de certaines descriptions.