Deux choses sont remontées parmi les "nouvelles" cette semaine. D'une part la mise en cause de Tony Blair quant aux raisons réelles de sa décision de seconder G. W. Bush pour attaquer l'Irak et les Irakiens en 2003. La question des raisons réelles d'attaquer se posant d'autant que les raisons invoquées s'avèrent caduques l'une derrière l'autre. D'autre part, à l'échelon français, donc dans d'autres proportions, soudain, le témoignage problématique d'un fonctionnaire de l'Education Nationale quant aux raisons réelles pour lesquelles Julien Coupat s'est trouvé en prison voilà un an, et semble s'y trouver encore. On dirait que certaines de ces raisons, attribuées au témoignage de ce fonctionnaire à l'époque des faits, y ont été rajoutées après sa déposition, ou quelque chose dans ce goût dont la procédure se caractérise. Reste l'auditeur, ou les gens qui ont l'occasion de s'informer de ces nouvelles-là — que se disent-ils ? Que penser de "nouvelles" qui viennent effacer les précédentes, les contredire ? Rien, sinon que celles-ci ne peuvent logiquement pas être plus valides que les précédentes. À la personne de bon sens qui prendrait quelque intérêt à se tenir au fait, en amateur, de la marche du monde, il est assené : on vous ment. Comment dès lors, à moins qu'ils connaissent des implications dans les choses de l'art, détourner ces gens de l'édification de "barbecues" ?