Après deux ans de météo rétrospective, des habitants de mon village ont découvert l'existence de ce blog. C'est-à-dire que quelqu'un aura tapé mon nom sur "Google". Je ne suis pas certain des raisons de ce délai, mais ce qui est sûr avec le net, c'est qu'en cherchant on trouve assez vite. Il ne fait donc aucun doute qu'au bout de deux ans, quelqu'un a cherché : pas avant.

C'est à la suite de cette découverte que voilà deux semaines, le dimanche 29 novembre, vers 18 h., j'ai eu la visite de plusieurs membres du Comité des fêtes du village dont je n'ai jamais donné le nom depuis deux ans, ni celui d'une commune des environs. Ces jeunes gens ont eu la bienveillance de venir me dire que les propos de certain billet dans lequel ils avaient reconnu leur comité les avait "vexés". Je leur ai dit d'emblée ma reconnaissance quant à leur attitude.

J'ai pensé bon de leur rappeler comment, un matin au terme de la semaine de la fête, en août 2006, je ne pouvais pas ouvrir ma porte pour sortir de chez moi, car la poignée en était attachée à la balustrade du perron par une chaîne (une grosse chaîne en plastique rouge et blanc). En outre, tout ce perron était rendu difficile d'accès parce que les barrières employées pour réglementer la circulation des voitures dans le village pendant la fête s'y trouvaient, barrant là encore l'accès à la porte d'entrée de la maison dont je suis locataire. Cela faisait un an que je résidais-là, sans avoir connu quelque conflit que ce fût avec mes voisins, sans que quiconque pût avoir une raison valable de me déclarer de l'hostilité de cette manière humiliante. À l'époque, j'aurais aimé savoir qui avait fait ça. J'aurais voulu avoir la possibilité de faire preuve de ma gentillesse, et pouvoir aller dire à quelqu'un que ce qu'il avait fait me vexait. Seulement, ceux qui avaient mis ces barrières et cette chaîne n'avaient pas laissé leur nom.

En novembre 2009, le comité des fête se vexe parce qu'en juin de cette même année, j'ai écrit que leur pétillant de raisin était à vomir, s'il se vexe six mois après les faits, et même si j'exagère en parlant de "vomir", les membres du comité peuvent au moins s'estimer heureux d'avoir quelqu'un à qui parler, puisqu'il y a un nom au bas de chacun de mes billets.

D'autre part, ces billets ne visent personne, je me contente autant que possible de parler de ce que je vois, et la description ou l'évocation d'une manifestation organisée par le comité des fêtes ne concerne pas le fait que ce soit le comité de tel ou tel village, mais bien plutôt la situation générale d'une réunion qui pourrait avoir lieu dans n'importe quel village, ou ville. J'ajoute finalement que ces personnes qui sont venues me parler dimanche semblaient trouver normal que je dise que la brioche était "délicieuse", mais inacceptable que je dise qu'une boisson était imbuvable.

Il n'est pas possible de dire que les nuages sont blancs ou gris et d'ajouter que le pétillant était succulent.