dimanche 24 janvier 2010

Hugo Victor, Les Misérables (comme cité précédemment, vol. 2 p. 168)

"La soirée avait cette sérénité qui accable les douleurs de l'homme sous je ne sais quelle lugubre et éternelle joie. La nuit promettait d'être aussi aride que l'avait été le jour.— Des étoiles partout ! pensait le vieillard ; pas la plus petite nuée ! pas une larme d'eau !"
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vendredi 22 janvier 2010

Aire

Je présente ici les images de souches d'arbres qui ont été abattus au motif que leur tronc était pourri. L'aire à l'entrée du village en comptait une dizaine de ces arbres, des grands, et aussi deux pommiers, qui ont tous été abattus. Ils ne présentaient aucun danger pour la route qu'ils ne bordaient pas. L'aire ombragée marquée par ces hautes silhouettes pouvait avoir la douceur atmosphérique d'un Corot. Un jour, le municipe a convenu de disposer des tables sur cette aire, sous cette ombre : des tables en bois, attenantes à des... [Lire la suite]
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lundi 11 janvier 2010

Lawrence Durell, Citrons acides (id. p. 70)

"Le printemps avec toutes ses promesses d'un été proche fut décevant. Un jour nous nous éveillâmes sous un ciel gonflé d'horribles festons de nuages noirs, et bientôt des rafales d'aiguilles d'argent tombaient comme des flèches sur les remparts du fort de Kyrenia.Le tonnerre grondait et roulait, et la mer prenait des teintes de raisin noir sous les éclairs de magnésium qui nous venaient de la côte turque par chapelets entiers, comme une famille de dragons. Le carrelage des pièces devenait froid et humide, les gouttières... [Lire la suite]
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mercredi 6 janvier 2010

Lawrence Durrell, Citrons acides (éd. Buchet Chastel, traduit par Roger Giroux, p. 65)

"Dehors, le soleil de printemps brillait sur les arbres gonflés de mandarines ; un petit vent frais chargé du parfum des neiges du Taurus agitait doucement la cime des palmiers."
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mardi 5 janvier 2010

Berndt Wilhelm Henri Von Kleist, Le tremblement de terre du Chili (éditions Aubier Flammarion, trad. G. La Flize, p. 65)

" Ici s'effondrait encore toute une maison dont les ruines, projetées à distance autour de lui, le chassaient dans une rue latérale ; là, des langues de flammes, éclairs dans des nuages de fumée, sortaient déjà de tous les pignons et le repoussaient, terrifié, dans une autre ; là, les eaux du Mapocho, soulevées de leur lit, se ruaient sur lui et, mugissantes, l'emportaient dans une troisième. Ici, des victimes entassées ; là, une voix gémissait encore sous les décombres ; là, du haut de toits en feu, des gens poussaient des cris... [Lire la suite]
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samedi 2 janvier 2010

Giacomo Leopardi, La Vie solitaire, Chants (éd. Poésie/Gallimard, traduction relue par Ph. Jacottet p. 75)

"La matinale pluie, à l'heure où la poule saute et bat des ailes en son enclos, où l'habitant des champs s'avance à sa fenêtre, où le soleil levant darde à travers les gouttes qui tombent ses rayons tremblants, en frappant doucement à ma cabane me réveille. Je me lève, je bénis les nuages légers et le premier murmure des oiseaux, et la fraîcheur de l'air, et les riants coteaux."
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