vendredi 12 mars 2010

Carlo Emilio Gadda, "Eros et Priape" (éd. Bourgois, traduction de Giovanni Clerico pp. 23-24)

"Mais celui-ci, saperlotte ! Il n'avait même pas fini d'enregistrer quatre certitudes scolaires, que déjà c'est moi que v'là, c'est moi que v'là, que c'est moi qui l'fais, c'est moi qui l'fais. Venu de la niaiserie la plus fadasse, discoureur de comices muni d'un piètre bagage de phrases préfabriquées, il se mit donc à suivre le nombre et à descendre au gré du courant : à dégoiser, à menacer d'incendier les meules, à exciter et agiter les gens : et il parvint enfin, grâce aux subventions du capital et à une carrière de parjure, à... [Lire la suite]
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vendredi 5 mars 2010

Si j'écrivais que la nouvelle politique culturelle de la France consiste à vendre à l'immense Russie de nombreux équipements de cuisine de la Sodexo, nombreux aussi sont ceux qui pourraient penser que je blague. Pourtant, il y a dans l'intitulé de l'exposition consacrée à cet autre pays euro-asiatique, et qui s'ouvre à Paris ces jours-ci (à l'occasion de la visite du président Russe), un je ne sais quoi de lèche-cul pour un pays institué comme république laïque. "Sainte Russie", le t semble de trop dans le commentaire... [Lire la suite]
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mercredi 3 mars 2010

"Comparution"

Il y a dans cette phrase des Misérables (5, 6, 1) une assez jolie explicitation, rétroactive plutôt que "par anticipation", de la notion de "spectaculaire intégré" promue par Guy Debord : "Tout ce qui existe étant un carnaval répandu, il n'y a plus de carnaval." À ceci près que le style est moins organique, plus administratif, chez Debord, répandu et intégré sont unanimes.
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