Météo rétrospective

La météorologie donne le plus souvent le temps qu'on pense qu'il va faire. Nous donnerons plus sûrement le temps qu'il a fait.

lundi 7 avril 2008

Dimanche 7 IV 2002

Toulouse, les tamaris de la gare sont en fleurs, et sur la rive de la Garonne, un marronnier blanc a bien commencé la base de ses thyrses. Au couchant, les rayons viennent enfin par l'horizon sous les nuages en couche constante colorer les parois et dorer les reflets de la rivière dans ses courants, entre les risées.

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dimanche 6 avril 2008

6 IV 2002

Temps dégagé en fin de matinée : "le rôti est excellent, un message pour la cuisinière / c'est parce que c'est pris dans l'échine, pour que ça soit pas trop sec" répond la serveuse. On trouve des brocoli sauvages et des pois mangetout, d'Espagne, au marché de la collégiale N. D. où je suis entré pour visiter le clocher. Pas possible, mais des femmes vues autour de l'autel, vacant, arrangeaient des fleurs dont un seau de pivoines roses, les premières. Au reste, des branches de lilas et de fruitiers abondent, toujours moins sauvages dans l'église que dans un wagon de métro.

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samedi 5 avril 2008

5 IV 2002

Les peupliers, communs et d'Italie, n'ont, à Villefranche et en amont, que de très petites feuilles qui laissent encore voir le profil à chaque branche de l'arbre, c'est aussi le fait des frênes, hêtres, tilleuls et noisetiers. Les pommiers bourgeonnent, en prémisse du galbe de leur fruit : l'extrémité externe du pétale rougit d'un rose franc sur le blanc comme les joues d'une jeune femme dépassée par les évènements et, ici, les glycines dont on ne voit que des violettes dites bleues (ou l'inverse), commencent et n'ont par endroit encore aucun pétale ; seules les grappes contre un mur correctement exposé ou les plants situés au sein de la ville et, là encore, près des murs, présentent des fleurs complètement épanouies. Aussi, les cognassiers du Japon sont bien fleuris, mais leurs fleurs sont un peu plus grosses que dans le Vaucluse, sans doute à cause de l'humidité ambiante, tout comme l'éclairement plus doux leur fait des pétales moins rouges, d'un rose plus pâle, lavé.

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vendredi 4 avril 2008

4 IV 2002

Tout le long de la voie ferrée de Marseille à Arles, Beaucaire, Nîmes, Montpellier, Sète, Bézier, Narbone, Toulouse, les arbres de Judée fleurissaient et les lilas avaient déjà bien commencé — comme à Apt ce jour de Pâques. Partout les prunus étaient en feuille, tous les cerisiers fleuris et souvent plus ; peupliers et micocouliers déjà bien fournis, alors qu'à Villefranche, si les arbres de Judée fleurissaient partiellement sur la rive de l'Aveyron qu'ils coloraient dans l'oblique du soir, les saules y ployaient en ne montrant que l'amorce de la feuille : une pointe sur la branche.

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jeudi 27 mars 2008

27 III 2002

Les cognassiers du Japon persistent à La Tour d'Aigues, où les cerisiers hâtifs sont déjà moitié en fleurs, et les tamaris n'ont pas encore éclairci leurs bourgeons quand ici ça commence ; la glycine embaume partout et, à Pertuis, contre un mur en sortant par le nord de la ville, j'en avais remarqué une fleurie voilà deux semaines.

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samedi 12 janvier 2008

12 I 2003

Froid, beau, lumière d'hiver ; tous mimosas fleurissent dans les jardins, sur les collines du vallon de Fausse-monaie. Chose forte, un amandier dont une fleur ouverte, sur une branche rapportée de l'arbre sis à La Ciotat, avec un mpois d'avance sur les arbres eux-mêmes l'an passé.

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lundi 7 janvier 2008

7 I 2003

Hier, un temps pénible du matin au soir : pluie abondante qui coupait le jour. Froid glacial mu par un vent humide, froid également. Et, cette nuit, un vent d'épouvante a ramené la lumière, mais encore le froid sec.

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samedi 5 janvier 2008

5 I 2003

La nouvelle lune tire sur le jaune dans la nuit au ciel complètement dégagé par un temps typique. Dû au mistral levé hier dans l'après-midi alors que le temps était changeant. Beaucoup de nuages, certains gris et lourds à la nuit tombante et que le vent charriait. Contribuant au changement en cours dans le Nord de l'Europe (c'est pas sûr). L'avant veille au matin la région entière de Berlin se réveillait sous une mince couche de neige continue. Hier avant l'aube, l'odeur était nettement différente en Avignon.
Quand le 1er au soir Berlin se couvrait d'une couche de verglas uniformément causée par la pluie soudaine. Sur laquelle aucune voiture n'avançait à plus de 20 km/h. Si d'aventure ses roues ne patinaient pas sur un relief ou dans une courbe. sans parler des piétons faisant glisser leurs pieds sur le sol : on ne pouvait pas avancer. Surtout pas les bras le long du corps, et je suis tombé deux fois en revenant du bar. Changement plus remarquable succédant à un début de semaine d'une rare douceur. Même ensoleillée ou, mieux encore, un ciel dégagé ; tel qu'il l'était la nuit de la saint Sylvestre. Que les huit lampes d'Orion marquaient. Aidées par celle de la fête du jour que je n'avais jamais vue célébrée avec une telle merveille, champ de la vue et de l'ouïe à l'échelle du paysage de la ville, ligne des toits, jalonnée en chacun de ses degrés par l'éclat d'un pétard, profondeur de bruit et pluie de couleur. Au délai interférant de sorte qu'il ne sépare plus la cause de son effet ; de loin en loin. De proche en proche : deux explosions ou plusieurs lueurs, chaque foyer ayant son propre pétard laissant à chacun le loisir d'aprécier tout l'espace devant lui. Habitants groupés sur les toits jouant sans doute avec un souvenir de bombes. Sûrement doués de ce que l'espace est d'autant plus beau qu'il paraît tel que ce qui lui est propre. Être dévasté quand bien même il est construit, viable.

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