lundi 21 juillet 2008
Le vent s'est levé dans la nuit, ça se rafraîchissait sous la fenêtre ouverte où nous dormions, et nous l'avons fermée. Puis, dans une autre pièce, un rideau s'avançait avec une telle ampleur, devant une autre fenêtre ouverte, qu'il a renversé la corbeille à papier voisine. Le vent n'a pas cessé d'augmenter dans un ciel bleu uni, avec le caractère particulier que ces mots prennent dans la région, si bien qu'il ne fait chaud qu'entre les murs d'une rue côté soleil, mais dès que l'espace s'ouvre, la masse du courant d'air s'y engouffre. Du côté de la mer, une femme vieille peinait à ouvrir le couvercle de la poubelle publique, et certaines rafales deviennent sonores, plus fortes encore que ce matin. Des nuages hauts, tout effilés, légers avec ici et là des bancs de petits flocons, formés en fuseaux se succédant à l'horizontal d'ouest en Est, sur trois ou quatre lignes parallèles, s'amènent par le nord, quasi statiques. Les sirènes de pompiers commencent à se faire entendre entre les souffles insistants et les mille claquements en conséquences du vent. Des cirrus tortueux marbrent à présent l'azur dans sa hauteur, et une masse plus compacte s'élève au nord sur l'horizon ; le vent ne décroît pas mais la lumière est terne, un peu douce, comme en cas d'incendie.
vendredi 18 juillet 2008
Il faisait un vent génial à Marseille cet après-midi, dans la ramure optimale et doucement verte des platanes qui se mouvait en lenteur, ample, et témoignant au regard de la fraîcheur communiquée par ce même vent dans les rues, animées de cet air délicieusement rafraîchissant dans le soleil et sa lumière. Ce soir pourtant, il fait lourd, et ce vent, qui ne s'était levé qu'aux alentours de 5 h., est entièrement tombé. Hier, la brume s'est vite éclipsée sans vent dans le milieu d'après-midi, et la soirée est restée belle jusqu'au couchant, qui incendiait la grève dans des tons de braise à l'image du ciel et ses quelques nuées étales, sur une mer qui était bien rafraîchie, froide même, à un mètre sous l'eau.
jeudi 17 juillet 2008
Le ciel s'est voilé dans la fin de matinée sur Marseille, et la lourdeur de cette brume n'empêche pas la sensation de froid peu sûre mais gênante alors qu'on travaille immobile dans une pièce aux volets fermés. La lumière est blanche, presque laiteuse lorsqu'on lève les yeux ; il y a des courants d'air marins.
lundi 14 juillet 2008
L'arrivée par des odeurs chaudes sur l'aire méditerranéenne s'est prolongée samedi par des lourdeurs d'après-midi dans Marseille où l'ondée finit par se prononcer au milieu de la nuit, tandis que sur la terrasse, pour fêter une amie, nous avions fait partir des ballons lestés par une baguette à laquelle du feu faisait rendre des étincelles dans le ciel où il y avait trente ballons. À 4 h. le sol était sec déjà ; tout hier, depuis le matin à retrouver les amis de la fête, il y avait des courants d'air dans les maisons, le ciel bleu quand les fenêtres claquent, dans l'après-midi chaude et la soirée bien moins, car il n'était pas 19 h. lorsque, à la plage du Prado, nous nous sommes rejoints de nouveau, pour le repas du soir, et des amis, dont Géraldine qui a laissé le dernier commentaire sur ce blog, qui nous attendaient s'étaient recroquevillés dans des serviettes sans s'être baignés parce que le vent soufflait trop, qu'ils avaient froid. Le vent soufflait bien, les embruns ne se lassaient pas d'enjamber les digues en grosses pierres amoncelées, et le soleil n'était plus très chaud ; alors que la série des vagues se perpétuait, chacune se présentant à son tour au rivage en passant depuis le sud-ouest par l'ouverture au large aménagée entre les digues. Et ces vagues vigoureuses, même énormes sans dépasser 2 mètres mais par l'élan que la petitesse en surface d'une mer fermée ne leur permet pas de perdre, venaient s'abandonner dans une chute brutale sur la grève, leur fracas laissant, avec le vent, une place ténue pour la conversation de loin. On se baignait d'abord, montant sur la digue pour plonger depuis les rochers, et on y revenait car l'eau n'était pas froide — à peine fraîche et, heureusement, à pas beaucoup plus de 20 degrés. En fin de repas, le ciel au-dessus nos têtes était rempli d'un sens clair parce que nous mangions des tranches de pastèque, assis les uns près des autres sur le petit gravier de la plage artificielle où je déplorais que l'on ait choisi d'aller, pendant tout le trajet, car, en fait de plage, il y a mieux, quand on sait, et personne ne m'avait consulté quand j'étais seul à connaître, mais tout cela ne pouvait plus être regrettable en mangeant la pastèque assis le soir avec des amis et sortant de l'eau, tout le sel encore dans les cheveux humides. Aujourd'hui, le temps ne change pas, sinon le bruits d'avions à hélice en plus, et le vent qui augmente les claquements de portes, de vitres qui se brisent, de souffles calmes, accélérés, qui éclatent.
mardi 8 juillet 2008
Tandis qu'hier, du matin jusqu'au soir, il a fait une bonne journée avec de l'air, des nuages et du soleil dans les ciel bleu, sans chaleur trop marquée, mais avec une lumière resplendissante du soleil passant sous un ciel d'orage au couchant, créant un embrasement des collines au sud, avec ciel de plomb en arrière-plan de leur incandescence, et le départ d'un arc-en-ciel, sans autre conséquence qu'une pluie fine. Ce matin, le crachin régnait à dix kilomètres à la ronde, et tandis qu'au début les simples nuages bas laissaient penser que le temps se lèverait, la matinée demeurait froide et dans la grisaille jusque tard. L'après-midi fut beau finalement, mais dans les 20 degrés, et cela jusqu'au soir.
dimanche 6 juillet 2008
Ce matin, le ciel plat comme une mer de nuages qui serait calme le soir, et la tête en bas… Puis il a semblé que les nuages se dissipaient, qu'ils se formaient en masses éparses, diverses, avec des grands intervalles d'un joli bleu matinale, et vlan, le ciel a tourné, versé dans une masse plus soudée, grise sombre et orographique : basse et tenant du brouillard sur les collines de C. ou de B. seulement d'une centaine de mètres plus en altitude. Il ne faisait plus que 16 degrés en début de soirée, pour encore 30 hier (avec un temps aéré le soir, lourd l'après-midi mais ensoleillé tout les temps et plein de petits nuages presque ornementaux). C'est qu'un orage s'est abattu sur le coup des 4 h. du matin, par grosses gouttes isolées, lourdes, puis se rapprochant dans le cirque des éclairs et du tonnerre. La deuxième fois que j'ai compté les secondes entre, il n'y en avait qu'une.
jeudi 3 juillet 2008
Cela s'est déclaré quand il faisait déjà bien nuit, le tonnerre ayant longtemps roulé. Quelques rafales resserrées pour donner le ton, aux environs de minuit, puis l'explosion du jour dans la nuit, le déferlement des gouttes abattues sur le toit, comme un joueur de cartes, d'un trait. Le son charmant devient brutal. Le gros de l'affaire n'a pas duré beaucoup plus que deux heures, mais le ciel a craqué soudain, bruit de l'arbre qui tombe, dernières fibres qui cèdent, qui finissent dans un éclatement. Le ciel pris d'un flash lorsque la foudre est tombée toute proche ; ouvrant les volets métalliques d'une voisine qui les avait fermés. La pluie a duré toute la matinée, plus mesurée, puis le temps s'est levé progressivement, migrations continuelles de gros nuages jusqu'à ce soir, aménageant des percées sur le bleu du ciel, avec des courant d'air, et une température inférieure de 10 degrés à celle d'hier.
mercredi 2 juillet 2008
Le temps, toute la journée à l'orage et dans les 30 degrés, l'est davantage encore ce soir, le vent tombé ne donnant que des amorces de rafales pouvant annoncer la pluie, des gros nuages lourds qui circulent, vont et viennent dans l'indécision, s'amenuisant même parfois, et s'il est tombé trois gouttes à
20 h. 30, le temps ne se décide pas à éclater.
lundi 30 juin 2008
Belle journée, toujours par animation de l'air d'ouest et d'Est, vent changeant mais jamais fort, au contraire, frais et doux, tandis que les escadrons de martinets rasent les cimes des arbres. Du nuage aussi, constamment changeant, nappe, masse, voile, haut puis moins haut, sans menace, plutôt des allures de promenade, ou d'espace exalté, perspectives sans horizon, démantelées mais dont quelques éléments de structure dérivent. La lumière biaisée périodiquement par ces nuées semblait moins forte presque tout le temps, se nuançant dans ses ombres, progressivement effacées, puis revenant ; cela en dépit de la chaleur qui a duré tout le jour. Ce soir au couchant, un grand nuage étendu plisse à la façon des vaguelettes du soir, quand la mer est calme et la rive plate, filtrant une lumière rouge pâle.
dimanche 29 juin 2008
Une première rose trémière s'ouvre, il a fait chaud de nouveau, mais avec une des ces brises de rêve qui font respirer l'espace, l'épanouissent. Ce matin, une flottille de nuages minuscules s'égayait dans le ciel éclatant, puis assez vite s'en allait vers le nord. Dans l'après-midi, d'autres nuages plus gros, plus dodus, circulaient à bonne allure, gardant leurs distances les uns des autres, ne faisant que passer comme un moment du paysage qu'est l'après-midi. Vers 18 h. 30, de nouveau une masse nuageuse, vers le nord-Est, cette fois, mais cantonnée sur l'horizon, s'élevait de façon colossale, montrant des reliefs comme musculaires, sur-développés, et dignes d'un véhicule de Jupiter néo-classique. À présent, le jour se couche en douceurs qu'on dirait océaniques, dans une lumière d'or ténue sous un ciel de voiles irréguliers, montrant quelques fines arrêtes échevelées, très en altitude.