jeudi 12 juin 2008

Il y a d'énormes masses noir et bleu foncé comme une fumée d'encre éteinte qui vogue dans le ciel encore clair au long des soirs de printemps, dont le bleu sur-lavé ne paraît cependant que de façon interstitielle et trop rarement pour qu'on ait quelque chose à en attendre autre que son passage bientôt derrière ces nuages voluptueux qui roulent un gros projet d'averse en silence, ou bien son effacement par l'horizon qui monte imperceptiblement. Une chouette fend cela de son vol empesé semblant avoir le ventre d'autant plus blanc que... [Lire la suite]
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mercredi 11 juin 2008

Invariablement, si le jour s'est levé dans un grand ciel parcouru très lentement par des nuages hauts, zébrés, flottant à la dérive plutôt que pris dans les jeux de gravitation, c'est-à-dire contraires à ces cumulus fortifiés qui s'étaient mis à cerner le village de leurs donjons mobiles hier midi, le temps n'en était pas moins lourdement chaud vers 14 h. Puis la lumière a virée, s'assombrissant irrémédiablement tandis qu'il se mettait à pleuvoir par gouttes régulières, métronomiques les cinq premières minutes, puis denses, denses et... [Lire la suite]
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mardi 10 juin 2008

Hier soir, il s'est remis à pleuvoir après que le soleil était passé derrière l'horizon ; des senteurs de sureau planaient dans l'air autour des arbustes, qui dépassent d'un muret, marquent un coin. Pareil aujourd'hui ; ce matin, le temps était peu sûr mais devint beau pour toute la matinée. Et dans l'après-midi il a plu des trombes, avec un passage de grêle, de l'orage, tonnerre, éclair, etc. Ce soir la lumière inonde en biais les parois verticales de sa chaleur.
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lundi 9 juin 2008

Il a fait lourd, parfois chaudement, mais si peu, toute la journée sous un ciel chargé, ajouré par quelques raies  du bleu du ciel se conjuguant en soleil, puis le ciel s'est déchargé brutalement vers 16 h. 30 par une ondée qu'un orage appuyait. Quelques grosses gouttes, très vite leur fréquence augmenta, furieusement, les gouttières crachant, dégueulant des sommes de flottes sur la rue, rapidement immergée sous quelques centimètres d'eau. Là-dessus, quelques éclairs, de grosses semonces du tonnerre, et la pluie repassait une... [Lire la suite]
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dimanche 8 juin 2008

Le temps est si gris, si constamment gris et froid, sinon par moments à l'abri d'une haie pendant l'après-midi, mais avec un fond humide et statique par dessus le marché, plein de courants d'air froid. Ce soir on entendait le train sur la voie qui passe pourtant à dix kilomètres, fait rare qui révèle un trait du climat par un phénomène acoustique ; mais surtout, juste avant 20 h., soit que le clocher d'ici fût en retard d'un instant, soit l'autre en avance, on entendit la cloche ténue, inhabituelle et distante, d'un hameau des plus... [Lire la suite]
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jeudi 5 juin 2008

Il y avait de l'orage dans l'air en fin de l'après-midi qui fut lourd, les mots éclatant seuls, pas la pluie donc après la matinée claire et douce ; le soir plus calme restant incertain même si le soleil éclaire un grand coup rapide en passant sous les nuages.
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mercredi 4 juin 2008

Passée la brume matinale, d'autant plus mince qu'on se lève tard, et 14 degrés pour commencer, un vent venait droit par l'ouest, franc et léger, plein d'idées de beau temps. Les nuages chassé vers le nord-Est, le ciel bleu plantait son royaume en peu de mots. La journée restant aérée, même fraîche à l'ombre (enfin !), il a fait beau de façon continue jusqu'aux dorures vespérales qui paressent.
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mardi 3 juin 2008

Jean Giono, Le sommeil (dans "La Chasse au bonheur" éd. Folio pp. 73 74)

"…) Pendant ma prison de 1939, on me mit au secret pour vingt jours. Ce qui est un maximum : on est dans l'obscurité la plus complète, on n'est nourri qu'une fois tous les quatre jours avec une cruche d'eau et du pain sec qu'on vous passe sans un mot par un guichet, qu'on ne voit pas et dont l'ouverture ne se signale que par un cliquetis. Sortant de ces vingts jours extraordinaires, le capitaine commandant le fort Saint-Nicolas, où j'étais interné, voulut voir comment j'avais supporté ce secret et me fit comparaître devant lui :... [Lire la suite]
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dimanche 1 juin 2008

La première pluie ce matin s'est manifestée à 9 h. 30, puis de façon discontinue, il s'est arrêté de pleuvoir ; pluie droite, sans vent, régulière et plutôt généreuse. Ne faisant pas question, mais au contraire, laissant libre champ à l'affirmation franche qu'il pleut. Il a replu bien dans le début de l'après-midi ; enfin, dans la fin de l'après-midi, cette pluie s'est déclarée de nouveau, et n'a pas cessé. Pluie monotone qui occupe les intervalles entre les secondes constamment, ce qui est déjà bien car le reste du "temps"... [Lire la suite]
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dimanche 1 juin 2008

Hubert Damisch, " Théorie du nuage" (éditions du Seuil, p. 262)

"Le nuage, s'il décourage le dessin, ce n'est pas tellement dans son apparence formelle, mais par son instabilité, son évanescence. On peut à la rigueur dessiner 'un' nuage avant qu'il ne se dissipe ou ne se transforme ; entreprendra-t-on de restituer l'ordonnance d'un ciel couvert de nuées, on devra se contenter de quelques lignes hâtives, pour terminer ensuite de mémoire."
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