samedi 31 octobre 2009

Je viens de passer une semaine à Marseille et, outre qu'il y faisait exagérément doux, je m'y suis senti incapable d'y faire un pas sans me trouver entre deux types de choses connues. D'un côté, les innombrables visages que j'y reconnais, jusqu'au guichetier de l'agence SNCF du centre Bourse dont je sais qu'il travaillait jadis à la gare même. De l'autre, cet espèce de halo physionomique enveloppant certains, comme il arrive au personnage de Marcel Proust de retrouver à tout propos tel visage peint par Bengozzo Gozzoli dans La... [Lire la suite]
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samedi 24 octobre 2009

Hugo Victor, Les Misérables (éd. du Ministère de l'éducation nationale*, p. 121)

"La nuit n'était pas très obscure ; c'était une pleine lune sur laquelle couraient de larges nuées chassées par le vent. Cela faisait au dehors des alternatives d'ombre et de clarté, des éclipses, puis des éclaircies, et au dedans une sorte de crépuscule. Ce crépuscule, suffisant pour qu'on pût se guider, intermittent à cause des nuages, ressemblait à l'espèce de lividité qui tombe d'un soupirail de cave devant lequel vont et viennent des passants." * Ces éditions destinées aux premiers prix ne sont pas sans coquilles.
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jeudi 22 octobre 2009

Pour François Chaslin

En ôtant le lierre qui recouvre un muret mitoyen sur le pourtour du jardin de Mme R. ce matin, je me faisais cette réflexion en voyant le lierre pousser indifféremment depuis le côté du mur où je me trouvais, et de l'autre côté. Le lierre ne pousse pas sur le mur, mais l'enveloppe de part et d'autre. Il ne fait pas de doute que les pousses d'un côté puissent provenir de la même souche que celle de l'autre côté, forant le mur dans sa partie basse, empruntant là quelque lit, pour aller trouver le jour derrière. C'est une enveloppe... [Lire la suite]
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lundi 19 octobre 2009

Françoise Fressoz, Les Limites de l'hyperprésidence (Le Monde, samedi 17 X 2009 p. 10)

"La chape de plomb est lourde sur le cas Jean Sarkozy mais ce que disent en 'off' les voix de la majorité sonnent comme une alarme pour le président." C'est un exemple typique d'interprétation erronée d'une phrase par un correcteur informatique d'orthographe. Et c'est un exemple publié.
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samedi 17 octobre 2009

Georges Bernanos, La France contre les robots (éd. Robert Laffont 1947 p. 182)

"La Civilisation des Machines est la Civilisation des techniciens, et dans l'ordre de la Technique un imbécile peut parvenir aux plus hauts grades sans cesser d'être imbécile, à cela près qu'il est plus ou moins décoré. La Civilisation des Machines est la civilisation de la quantité opposée à celle de la qualité."
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mercredi 14 octobre 2009

Henri Purcell, Didon & Enée, acte I scène 1

"Belinda — Shake the Cloud off your Brow,                Fate your wishes do Allow.                              Empire Growing,                              Pleasures Flowing,                Fortune Smiles and so should you, ... [Lire la suite]
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mardi 13 octobre 2009

Des titres

Pour ceux qu'étonne la promotion d'un des fils du président français dans les affaires, c'est oublier qu'il avait été déjà tenté de le placer (ou bien était ce son frère ?) dans la politique municipale de Neuilly — et réussi ? je ne suis même plus sûr que non. Je me souviens bien par contre d'une petite allocution du fils en question, alors. Tout était dit dans le ton, l'humour feignant, avec lequel il avait placé dans son laïus qu'il avait déjà une petite expérience de la vie politique de par sa famille, glorieux par procuration.... [Lire la suite]
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dimanche 27 septembre 2009

Dominique Fourcade, "éponges modèle 2003" (éd. P. O. L. p. 47)

"Leurs feuilles à ce stade du printemps, et pour quelques jours seulement encore, ne sont pas assez grandes pour cacher le réseau des branches, mais déjà assez denses pour l'envelopper sans le tenir."
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mercredi 23 septembre 2009

Hölderlin, "Hypérion" (Poésie/Gallimard trad. Ph. Jacottet pp. 70 et 71)

"… ] à droite, des nuées d'orages s'amoncelaient au-dessus des forêt du Sypile : je ne sentais pas la tempête qui les portait, rien qu'un souffle dans mes cheveux, mais j'entendais leur tonnerre comme on devine la voix de l'avenir, et je voyais leurs flammes, comme la lumière lointaine de la divinité pressentie."
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mercredi 23 septembre 2009

C'est l'automne, ça donne envie de parler du temps qui change, de la brume ce matin dans l'aube naissante qui circulait dans le pré comme une lange, adoptait des postures de vague lente. Cette lenteur qu'on peut rencontrer dans un film passant à l'envers. On remarque, pourtant, que les formules de Federman, sommaires, suffisent à faire climat, ou l'ambiance. La partie pour le tout, ça marche avec la météo. Cependant, il recourt abondamment à la récurrence de son ambiance, dans "Moinous & Sucette". Ce qui produit une... [Lire la suite]
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