vendredi 4 juillet 2008
Mort d'Alain Dister
C'est lui qui avait publié le premier livre en France relatif à Frank Zappa ; c'est peu de choses, c'est beaucoup. Je donne ci-dessous le commencement de son livre en 'extrait', qui raconte comment cette soirée vraisemblablement mal commencée fut l'occasion de sa rencontre avec Ray Collins, le chanteur des Mothers à l'époque, puis du groupe au complet. Il finit de relater cette anecdote comme le commencement de quelque chose, mais dans un ton qui laisse entendre que c'est obligatoirement la fin d'autre chose. "Alors, sans que je m'en rende vraiment compte, ma vie prit ce jour-là un de ces tournants qui chamboulent les perspectives et remettent en question tout le petit monde qu'on nous a fourré dans la tête. Le début d'une autre ère…" écrivait-il à la fin de son introduction.
lundi 26 mai 2008
À lire
Un (ou plusieurs) candidat(s) du concours d'entrée à l'école normale supérieure aurait (auraient) donné une alerte fausse à la bombe pendant une épreuve, à fin de tenter que celle-ci fût annulée, car le sujet ne lui (leur) convenait pas. Le détail en est donné là.
Si les personnes qui ambitionnent d'encadrer la nation en sont là, c'est-à-dire à recourir au racket (ou un dérivé) pour parvenir à satisfaire leurs ambitions ; il ne faudra pas s'étonner en voyant la gueule du cadre…
Peut-être aussi ont-ils suivi l'exemple qui leur a été donné, dans le même domaine.
samedi 29 mars 2008
Présence panchounette
Je vois que de nombreux lecteurs continuent d'arriver ici par le biais de recherches relatives à "Présence panchounette" et je relance donc l'annonce, si quelqu'un possède à vendre un exemplaire de "L'Ordre total" (un livre rose et carré d'environ 20 cm de côté), je veux bien en connaître le prix.
jeudi 27 mars 2008
Ellipse
En rapportant l'apparent succès de l'épouse du président français en visite à la cour d'Angleterre, les journalistes ne marquent pas que, dans le monde incarné par ce président et son épouse, et dans le modèle de société vers laquelle celui-ci veut conduire, la dignité s'achète.
mardi 4 mars 2008
Gautier-Sauvagnac en taule !
Sympathie pour le mouvement de grève des caissières de supermarchés ; dont le secrétaire de la c.f.d.t. rappelait ce matin à la radio que certaines ont été mises à l'amende pour avoir pris dans leur caisse des tickets de bonus qui ne leur revenaient pas en principe. J'insiste, elles ont pris non pas de l'argent, pas de la FRAÎCHE, mais juste de quoi acheter à prix réduit dans la boutique même à laquelle elles permettent de tourner.
lundi 18 février 2008
Sympathie pour le mouvement de grève des employés de supermarchés
La détresse des personnes employées dans les supermarchés, l'effort, dont l'extraordinaire mesure cette détresse, qu'ils ont fait d'arrêter le travail pour exiger une amélioration de leurs conditions de vie, n'auront abouti à pas grand chose, et cette réponse (une prime annuelle et des bons d'achat) pose une question : la violence aurait-elle donné plus ?
Mais au-delà de cette alternative, cette réponse amène un constat sinistre : les bon-d'achats présentés pour une compensation. Ces bon-d'achats ne sont utilisables que dans les établissements de la chaîne de supermarchés de l'employeur, bien sûr. C'est donc une compensation qui va DIRECTEMENT de la poche de l'employeur à la poche de l'employeur ; faisant un rien de la poche de l'employé.
Il y a plus grave : puisque la grande distribution distribue de la merde pour une bonne part, la compensation offerte à ses employés devient de la merde. Non seulement ils bossent dans des conditions de merde, mais ils vont être contraints, pour toute compensation, à se nourrir, se vêtir, se laver, avec les produits de merde qui permettent les marges de recette auxquelles, justement (sic), le gros des personnes employées dans la grande distribution n'a pas droit.
Le constat tombe, désolé, mais à ce stade, c'est de l'élevage.
Et, puisqu'on rétrograde du tertiaire au primaire, cette solution des bon-d'achats, la façon dont elle boucle un circuit, rappelle une autre monstruosité de l'époque, en l'occurrence les semences transgéniques stériles. Comment se fait il qu'un cultivateur qui achète des graines et ne puisse pas subvenir avec sa récolte à ses besoins de semis, ce qui est le contraire d'une boucle, et qu'un employé de supermarché qui est conduit à consommer lui-même les produits qu'il travaille à vendre (cette fois c'est une boucle), se ressemblent ? Qu'y a-t-il qui puisse rendre ses situations différentes superposables ? Comme d'habitude, verrait-on dans un polar : à qui profite le crime ?
vendredi 1 février 2008
Actualité
Toute notre sympathie pour le mouvement de grève des caissières dans les supermarchés ; si les clients s'y mettaient à leur tour, ce serait presque parfait. Courage Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, le plus difficile c'est de s'y mettre — quand on s'arrête exactement comme quand on commence de travailler.
mercredi 23 janvier 2008
Annonce
Je profite qu'il y ait encore parmi vous des lecteurs arrivés là par recherche de Présence panchounette pour dire que si quelqu'un possède, et veut vendre, le livre rose pâle d'un format pas loin d'être carré, du groupe en question et intitulé "L'Ordre total", il peut profiter de la case "commentaire" en-dessous du post pour proposer un prix…
samedi 19 janvier 2008
Rappel du 16 I …
Dans la salle d'attente, une femme à laquelle, à l'oreille, demander si elle est andalouse. Elle ne semblait pas saisir et je lui parle alors de l'Andalousie, de l'accent des andalous si caractéristique lorsque ceux-ci parlent en français. Je trouve qu'elle a cet accent, lui dis-je. Elle me répond que non, elle n'en est pas, et ajoute : "Pourtant je ne suis pas française…" Sur le ton même de quelqu'un à qui vous auriez dit qu'il à l'accent bérichon.
Dans la suite de la conversation, elle me conte les médicaments qu'elle prend chaque jour, du matin (6), à midi (2) jusqu'au soir (5), ça fait 13 au total. Et elle ajoute : "Encore, je ne compte pas le somnifère…"
Quant à moi, le rappel du vaccin m'a tenu au lit presque deux jours.