<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>M&#xe9;t&#xe9;o r&#xe9;trospective</title><link>http://meteoretro.canalblog.com/</link><description>La m&#xe9;t&#xe9;orologie donne le plus souvent le temps qu&apos;on pense qu&apos;il va faire. 
Nous donnerons plus s&#xfb;rement le temps qu&apos;il a fait.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 26 Jul 2008 02:33:58 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Sur Marseille</title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9994302.html</link><category>Renseignements</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9994302.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9994302/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9994302.html</guid><description>&lt;p&gt;Promenade ce matin le long des immeubles dits de Fernand Pouillon (quoi que les architectes qui ont particip&#xe9; &#xe0; la reconstruction de la rive nord du vieux port soient beaucoup plus nombreux). Une jeune femme au front h&#xe2;l&#xe9; dans une robe exig&#xfc;e d&apos;un blanc brillant un peu mais surtout domin&#xe9; par un motif grenat d&#xe9;crivant de grands p&#xe9;tales tentaculaires qui &#xe9;treignaient son buste et ses hanches comme cela aime vraisemblablement l&apos;&#xea;tre hors le physique d&apos;une toile, a r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9; trois fois au monsieur et &#xe0; la dame plus &#xe2;g&#xe9;s qui l&apos;accompagnaient, &#xe0; l&apos;ombre de la rue de la Loge, sa question avant qu&apos;une r&#xe9;ponse lui soit donn&#xe9;e : &amp;quot;C&apos;est bien les immeubles construits par Pouillon, n&apos;est ce pas ?&amp;quot; Tel qu&apos;&#xe0; la troisi&#xe8;me occurrence, n&apos;y tenant plus apr&#xe8;s la pause que je marquais pour contempler l&apos;ensemble de la fille au pied des immeubles, leurs fa&#xe7;ades hautes, je lan&#xe7;ais &#xe0; pr&#xe9;sent qu&apos;ils m&apos;avaient d&#xe9;pass&#xe9; sur le trottoir : &amp;quot;Les plus beaux sont tout au bout du port…&amp;quot; En pensant &#xe0; la Tourette ; mais le monsieur avait fini par entamer une r&#xe9;ponse aussi, tandis que l&apos;homme plus jeune qui les pr&#xe9;c&#xe9;dait avec un bagage et les cheveux au vent s&apos;arr&#xea;tait et se retournait aussi sur le trio qui pr&#xea;ta vaguement attention &#xe0; mon entr&#xe9;e mais avec l&apos;air s&#xfb;r que je ne m&apos;adressais pas &#xe0; eux, et parlais peut-&#xea;tre tout seul. Peu m&apos;importe, j&apos;irai seul &#xe0; la Tourette. Je profitais pour visiter les nouveaux am&#xe9;nagements en esplanades derri&#xe8;re la mairie, dans ce qui pendant si longtemps est rest&#xe9; des fouilles arch&#xe9;ologiques autour d&apos;un des trois plus vieux bateaux grecs connus si bien conserv&#xe9;s de tout le bassin m&#xe9;diterran&#xe9;en — tout en se m&#xe9;langeant avec l&apos;expectative du mus&#xe9;e C&#xe9;sar apr&#xe8;s que ce-dernier ait eu la pr&#xe9;somption de faire don de plus de cent sculptures en fonte &#xe0; la ville (vers 1992), sans penser un instant que la ville puisse refuser un tel lot — et me rendre compte que le parking souterrain dont la construction avait donn&#xe9; lieu &#xe0; la d&#xe9;couverte du bateau s&apos;est &#xe9;tabli de fa&#xe7;on plus nette que le mus&#xe9;e. Sans oublier, dominant le parking, le d&#xe9;cor immonde d&apos;oliviers barbot&#xe9;s on ne sait o&#xf9; mais pos&#xe9;s l&#xe0; dans des pots d&apos;un go&#xfb;t de chiottes, et surtout d&apos;une arrogance innommable. Quand on pense que des gens trouvent &#xe0; redire &#xe0; la disposition d&apos;un seul pot de fleur g&#xe9;ant par J. P. Raynaud devant Beaubourg (ce qui n&apos;a rien de bien formidable, d&apos;ailleurs), et qu&apos;on laisse installer cette verroterie monumentale entre les rares jolis b&#xe2;timents historiques de la ville, avec en plus des arbres instrumentalis&#xe9;s dans ces pots indignes de les recevoir ; on a envie d&apos;&#xe9;crire la suite. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce ne sera peut-&#xea;tre pas si alerte que ce qui pr&#xe9;c&#xe8;de, parce que je viens de manger une bonne assiette de p&#xe2;tes avec un peu de tomate et du persil en regardant sur une double page la reproduction de l&apos;Histoire de la vraie croix, par Piero de la Francesca, que j&apos;avais appuy&#xe9;e au mur, face &#xe0; mon assiette. Avant d&apos;arriver jusqu&apos;au bout du port, je poursuivais mon parcours sinueux dans les cours, les zones de garage, l&apos;arri&#xe8;re, des b&#xe2;timents dits Pouillon, repassant par des endroits dans lesquels j&apos;ai pu passer cent fois, parfois compl&#xe8;tement chang&#xe9;s, parfois identiques dans un caract&#xe8;re, et croisant des personnes connues sans leur dire bonjour. Mais je passais aussi deux m&#xe8;tres &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; d&apos;endroits o&#xf9; je suis pass&#xe9; cent fois, cet &#xe9;cart me faisant passer ainsi par d&apos;autres endroits, o&#xf9; je n&apos;avais jamais mis les pieds. Juste avant la mairie, passant sous une galerie qui se prolonge &#xe0; couvert sous l&apos;angle d&apos;une barre d&apos;immeuble, je me retrouvais dans une des ces vastes cours sur l&apos;arri&#xe8;re des b&#xe2;timents, pleine de voitures stationn&#xe9;es, ponctu&#xe9;es de platanes devenus grands. Le pied de l&apos;immeuble &#xe0; ma droite, sur cette cour, &#xe9;tait am&#xe9;nag&#xe9; d&apos;une longue coursive assez large et limit&#xe9;e par un alignement de colonnes &#xe0; section carr&#xe9;e, cr&#xe9;ant un espace enti&#xe8;rement vide (ou rempli de lui-m&#xea;me) de mobilier, d&apos;usages, etc. Un simple passage immense, donnant de l&apos;ombre et de la mesure &#xe0; l&apos;espace, comme un interm&#xe9;diaire public entre le parc de stationnement de la r&#xe9;sidence et les communs de l&apos;immeuble, puis les appartements. La modestie de la colonnade, son emplacement sur l&apos;arri&#xe8;re, au rez-de-chauss&#xe9;e sous six ou sept &#xe9;tages, ne lui &#xf4;tait cependant rien de son caract&#xe8;re majeur ; sa stature lin&#xe9;aire, r&#xe9;guli&#xe8;re, rehauss&#xe9;e par la succession des angles de chaque colonne, marquait clairement la familiarit&#xe9; de ce passage avec le portique d&apos;un d&#xe9;ambulatoire antique. C&apos;est alors que je me suis rem&#xe9;mor&#xe9;, poursuivant ma promenade, les quelques endroits par o&#xf9; j&apos;&#xe9;tais pass&#xe9; juste avant et o&#xf9; il y avait de la vue, de la profondeur, un &#xe9;tat de l&apos;espace. Dans un des blocs pr&#xe9;c&#xe9;dents, c&apos;est un petit belv&#xe9;d&#xe8;re qui est am&#xe9;nag&#xe9; au-dessus d&apos;une autre de ces cours avec platanes et utilis&#xe9;es pour le stationnement des voitures. Un petit belv&#xe9;d&#xe8;re qui donne sur un parking arbor&#xe9; et, au-del&#xe0;, un immeuble ; derri&#xe8;re cet immeuble, il y a le vieux port, la colline avec N. D. de la Garde, mais ce n&apos;est pas visible : le belv&#xe9;d&#xe8;re donne sur la cour et l&apos;immeuble. Plus loin, apr&#xe8;s la mairie, des grands portiques d&#xe9;bouchent de la colline du Panier sur la rue de la Loge par des escaliers assez hauts, surtout qu&apos;ils passent sous une arche au beau milieu d&apos;une barre d&apos;immeuble ; lorsqu&apos;on descend ces escaliers, c&apos;est somptueux parce que l&apos;on plonge d&apos;un espace dans un autre, et cela passe d&apos;abord avec le regard. Mais l&apos;important pour moi ce matin, cela devenait que depuis le port, ces escaliers, ces porches d&apos;ordre g&#xe9;ant, cela soit invisible, presque syst&#xe9;matiquement dissimul&#xe9; derri&#xe8;re un masque perspectif. En effet, les immeubles du front du port forment un alignement sur le quai, avec galeries au rez-de-chauss&#xe9;e, les &#xe9;tages en fa&#xe7;ade ordonn&#xe9;s avec constance d&apos;un bout &#xe0; l&apos;autre en balcons etc. La barre qu&apos;ils forment, c&apos;est une muraille, et derri&#xe8;re, l&apos;ensemble de ces b&#xe2;timent s&apos;anime, dans une harmonie propre, rayonnante et autarcique, &#xe0; l&apos;image du d&#xe9;dale d&#xe9;truit pendant la guerre et dont cet ensemble est venu prendre la place, mais pas chasser l&apos;&#xe2;me urbaine. Et j&apos;ai compris alors que la r&#xe9;ussite de la reconstruction du vieux port, c&apos;&#xe9;tait d&apos;abord cet am&#xe9;nagement de l&apos;arri&#xe8;re, cette adoption du fonctionnement urbain m&#xe9;diterran&#xe9;en, qui consiste &#xe0; regarder chez soi par sa fen&#xea;tre : &#xe0; regarder une autre ombre depuis l&apos;ombre. Le petit belv&#xe9;d&#xe8;re &#xe0; balustrade donnant sur le parking de l&apos;immeuble est un d&#xe9;tail exemplaire, et cet ensemble, comme celui de la Tourette, fourmille de d&#xe9;tails analogues.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au bout de la rue de la Loge, il y a une nouvelle p&#xe2;tisserie, mais je n&apos;avais que 35 cents, et je ne sais pas ce qu&apos;ils vendent. Cependant, tout dans l&apos;allure de ce commerce m&apos;indique un r&#xe9;veil du quartier, entrepris voil&#xe0; des ann&#xe9;es mais qui b&#xe9;n&#xe9;ficie d&apos;appuis nouveaux ; les petits balcons avec passage am&#xe9;nag&#xe9; jusqu&apos;au balcon d&apos;&#xe0; c&#xf4;t&#xe9;, &#xe7;a n&apos;int&#xe9;resse plus, bien que le bout de la Loge en soit plein, il faut maintenant des choses moins discr&#xe8;tes. Je me dirigeais vers le Tourette en empruntant les rampes d&apos;escalier successives qui m&#xe8;nent &#xe0; l&apos;&#xe9;glise Saint-Laurent, et entre lesquelles un palier doit avoir au moins 30 m&#xe8;tres de long, formant une terrasse immense avec vue sur le port, et que j&apos;ai toujours vue vide, avec rarement plus de quelques passants (4 ce matin). En montant l&apos;escalier, je voyais des yachts amarr&#xe9;s &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de l&apos;ancienne douane, et je me disais, voil&#xe0; bien des yachts, et bien d&#xe9;monstratifs… Jean-Claude Gaudin veut des yachts, il s&apos;est toujours dit : pourquoi des yachts &#xe0; 200 km d&apos;ici, et pas ici m&#xea;me ? Robert Vigouroux s&apos;est pos&#xe9; la m&#xea;me question avant lui, et d&apos;autres avec eux ; le fait est qu&apos;ils ont compris quelque chose du genre : on ne met pas de yacht ici car l&apos;&#xe9;crin effacerait leur &#xe9;clat. Voil&#xe0; sans doute un probl&#xe8;me pos&#xe9; par le vieux port, seulement Jean-Claude Gaudin a trouv&#xe9; une sorte de parade (il ne l&apos;a pas invent&#xe9;, c&apos;est un vieux truc) qui va consister &#xe0; endommager suffisamment l&apos;&#xe9;crin, pour pouvoir y faire briller des yachts. Il a commenc&#xe9; par vendre la ville &#xe0; des gens qui pensent pouvoir &amp;quot;faire la pluie et le beau temps&amp;quot; (Arr&#xe9;va, V&#xe9;olia et c&#xe6;tera), et pour cela, il a re&#xe7;u le soutien de l&apos;&#xe9;tat, et l&apos;id&#xe9;e de ville privatis&#xe9;e risque de faire son apparition, de fait.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt; En passant autour de l&apos;&#xe9;glise, dans une nef mitoyenne &#xe0; l&apos;&#xe9;glise, et disposant d&apos;un petit parvis avec vue sur le golfe, j&apos;ai vu la porte entre-baill&#xe9;e, et lorsque je m&apos;en approchais, elle s&apos;est ouverte. Un type me proposait de rentrer, que justement le cur&#xe9; se trouvait l&#xe0;, lui-m&#xea;me pr&#xe9;sent pour essayer de sortir un tableau qui ne passait pas par la porte et le remettre dans l&apos;&#xe9;glise Saint-Laurent proprement dite, o&#xf9; il se trouvait d&apos;ailleurs avant (avant la guerre). Il attendait un gars de la r&#xe9;gie municipale, et celui-ci est arriv&#xe9; &#xe0; l&apos;instant, pendant que nous discutions du tableau, trop grand de 18 mm pour la porte ; je suis s&#xfb;r que s&apos;ils avaient voulu que je les aide, le tableau serait dehors &#xe0; pr&#xe9;sent. Mais c&apos;est moi que le cur&#xe9; a mis dehors, pr&#xe9;textant qu&apos;il allait fermer. Sur ce petit parvis, carr&#xe9;, comme un terrasse avec balustrade en ferronnerie, qui domine la route d&apos;1,5 m., je voyais d&apos;un c&#xf4;t&#xe9; la Tourette toute proche, et &#xe0; ma gauche, au loin apr&#xe8;s la Joliette, la tour en construction de Zaha Hadid, immense, presque ph&#xe9;nom&#xe9;nale, parce que la ville veut avoir son ph&#xe9;nom&#xe8;ne de tour avec sa flotille de yachts, et ne r&#xe9;pondant au fonctionnement de rien, sinon le mot d&apos;August Komendant qui dit qu&apos;arriver &#xe0; une signification architecturale avec une structure horizontale est difficile ; c&apos;est-&#xe0;-dire implicitement que la tour est une recette… L&apos;intention manifeste dans cette tour me semblait d&apos;autant plus grossi&#xe8;re que lorsqu&apos;il s&apos;agit d&apos;invoquer le pass&#xe9; patrimonial pour remettre un tableau &#xe0; sa place sans se demander si c&apos;est toujours sa place ou si ce tableau a une valeur autre que celle d&apos;indice d&apos;histoire, la m&#xea;me municipalit&#xe9; sera toujours d&apos;accord.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin, j&apos;empruntais la voie br&#xe8;ve et en pente qui passe entre les b&#xe2;timents de l&apos;&#xe9;glise et ceux de la Tourette, et me retrouvais dans la vaste cour form&#xe9;e par cet ensemble, et utilis&#xe9;e pour stationner les voitures, et j&apos;&#xe9;tais heureux des d&#xe9;tails, notamment des &#xe9;l&#xe9;ments en terre cuite, ou les passerelle br&#xe8;ves qui aboutissent depuis les balcons d&apos;un immeuble sur un mur aveugle de l&apos;immeuble voisin.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 21 Jul 2008 11:52:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9994072.html</link><category>M&#xe9;t&#xe9;o r&#xe9;trospective</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9994072.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9994072/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9994072.html</guid><description>&lt;p&gt;Le vent s&apos;est lev&#xe9; dans la nuit, &#xe7;a se rafra&#xee;chissait sous la fen&#xea;tre ouverte o&#xf9; nous dormions, et nous l&apos;avons ferm&#xe9;e. Puis, dans une autre pi&#xe8;ce, un rideau s&apos;avan&#xe7;ait avec une telle ampleur, devant une autre fen&#xea;tre ouverte, qu&apos;il a renvers&#xe9; la corbeille &#xe0; papier voisine. Le vent n&apos;a pas cess&#xe9; d&apos;augmenter dans un ciel bleu uni, avec le caract&#xe8;re particulier que ces mots prennent dans la r&#xe9;gion, si bien qu&apos;il ne fait chaud qu&apos;entre les murs d&apos;une rue c&#xf4;t&#xe9; soleil, mais d&#xe8;s que l&apos;espace s&apos;ouvre, la masse du courant d&apos;air s&apos;y engouffre. Du c&#xf4;t&#xe9; de la mer, une femme vieille peinait &#xe0; ouvrir le couvercle de la poubelle publique, et certaines rafales deviennent sonores, plus fortes encore que ce matin. Des nuages hauts, tout effil&#xe9;s, l&#xe9;gers avec ici et l&#xe0; des bancs de petits flocons, form&#xe9;s en fuseaux se succ&#xe9;dant &#xe0; l&apos;horizontal d&apos;ouest en Est, sur trois ou quatre lignes parall&#xe8;les, s&apos;am&#xe8;nent par le nord, quasi statiques. Les sir&#xe8;nes de pompiers commencent &#xe0; se faire entendre entre les souffles insistants et les mille claquements en cons&#xe9;quences du vent. Des cirrus tortueux marbrent &#xe0; pr&#xe9;sent l&apos;azur dans sa hauteur, et une masse plus compacte s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve au nord sur l&apos;horizon ; le vent ne d&#xe9;cro&#xee;t pas mais la lumi&#xe8;re est terne, un peu douce, comme en cas d&apos;incendie.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 21 Jul 2008 11:31:00 GMT</pubDate></item><item><title>Recherches</title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9990143.html</link><category>Notes</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9990143.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9990143/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9990143.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est toujours &amp;quot;Pr&#xe9;sence panchounette&amp;quot; le mot cl&#xe9; le plus fr&#xe9;quent (et sans &amp;quot;actualit&#xe9;&amp;quot;) parmi les acc&#xe8;s &#xe0; ce blog, apr&#xe8;s les mots cl&#xe9; qui ont trait &#xe0; la m&#xe9;t&#xe9;o, naturellement.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Jean Giono, Voyage en Italie (nrf p. 99) </title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9990059.html</link><category>Extraits</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9990059.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9990059/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/21/9990059.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;quot;La sieste &#xe0; V&#xe9;rone a d&#xfb; &#xea;tre prolong&#xe9;e aujourd&apos;hui par la chaleur lourde et l&apos;ombre des orages. La lumi&#xe8;re est irr&#xe9;elle. Une &#xe9;paisse vo&#xfb;te de cumulus nous met en cave.&amp;quot;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:22:10 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/18/9970494.html</link><category>M&#xe9;t&#xe9;o r&#xe9;trospective</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/18/9970494.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9970494/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/18/9970494.html</guid><description>&lt;p&gt;Il faisait un vent g&#xe9;nial &#xe0; Marseille cet apr&#xe8;s-midi, dans la ramure optimale et doucement verte des platanes qui se mouvait en lenteur, ample, et t&#xe9;moignant au regard de la fra&#xee;cheur communiqu&#xe9;e par ce m&#xea;me vent dans les rues, anim&#xe9;es de cet air d&#xe9;licieusement rafra&#xee;chissant dans le soleil et sa lumi&#xe8;re. Ce soir pourtant, il fait lourd, et ce vent, qui ne s&apos;&#xe9;tait lev&#xe9; qu&apos;aux alentours de 5 h., est enti&#xe8;rement tomb&#xe9;. Hier, la brume s&apos;est vite &#xe9;clips&#xe9;e sans vent dans le milieu d&apos;apr&#xe8;s-midi, et la soir&#xe9;e est rest&#xe9;e belle jusqu&apos;au couchant, qui incendiait la gr&#xe8;ve dans des tons de braise &#xe0; l&apos;image du ciel et ses quelques nu&#xe9;es &#xe9;tales, sur une mer qui &#xe9;tait bien rafra&#xee;chie, froide m&#xea;me, &#xe0; un m&#xe8;tre sous l&apos;eau.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 18 Jul 2008 21:00:48 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/17/9955406.html</link><category>M&#xe9;t&#xe9;o r&#xe9;trospective</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/17/9955406.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9955406/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/17/9955406.html</guid><description>&lt;p&gt;Le&amp;nbsp; ciel s&apos;est voil&#xe9; dans la fin de matin&#xe9;e sur Marseille, et la lourdeur de cette brume n&apos;emp&#xea;che pas la sensation de froid peu s&#xfb;re mais g&#xea;nante alors qu&apos;on travaille immobile dans une pi&#xe8;ce aux volets ferm&#xe9;s. La lumi&#xe8;re est blanche, presque laiteuse lorsqu&apos;on l&#xe8;ve les yeux ; il y a des courants d&apos;air marins.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Jul 2008 14:14:28 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/14/9921857.html</link><category>M&#xe9;t&#xe9;o r&#xe9;trospective</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/14/9921857.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9921857/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/14/9921857.html</guid><description>&lt;p&gt;L&apos;arriv&#xe9;e par des odeurs chaudes sur l&apos;aire m&#xe9;diterran&#xe9;enne s&apos;est prolong&#xe9;e samedi par des lourdeurs d&apos;apr&#xe8;s-midi dans Marseille o&#xf9; l&apos;ond&#xe9;e finit par se prononcer au milieu de la nuit, tandis que sur la terrasse, pour f&#xea;ter une amie, nous avions fait partir des ballons lest&#xe9;s par une baguette &#xe0; laquelle du feu faisait rendre des &#xe9;tincelles dans le ciel o&#xf9; il y avait trente ballons. &#xc0; 4 h. le sol &#xe9;tait sec d&#xe9;j&#xe0; ; tout hier, depuis le matin &#xe0; retrouver les amis de la f&#xea;te, il y avait des courants d&apos;air dans les maisons, le ciel bleu quand les fen&#xea;tres claquent, dans l&apos;apr&#xe8;s-midi chaude et la soir&#xe9;e bien moins, car il n&apos;&#xe9;tait pas 19 h. lorsque, &#xe0; la plage du Prado, nous nous sommes rejoints de nouveau, pour le repas du soir, et des amis, dont G&#xe9;raldine qui a laiss&#xe9; le dernier commentaire sur ce blog, qui nous attendaient s&apos;&#xe9;taient recroquevill&#xe9;s dans des serviettes sans s&apos;&#xea;tre baign&#xe9;s parce que le vent soufflait trop, qu&apos;ils avaient froid. Le vent soufflait bien, les embruns ne se lassaient pas d&apos;enjamber les digues en grosses pierres amoncel&#xe9;es, et le soleil n&apos;&#xe9;tait plus tr&#xe8;s chaud ; alors que la s&#xe9;rie des vagues se perp&#xe9;tuait, chacune se pr&#xe9;sentant &#xe0; son tour au rivage en passant depuis le sud-ouest par l&apos;ouverture au large am&#xe9;nag&#xe9;e entre les digues. Et ces vagues vigoureuses, m&#xea;me &#xe9;normes sans d&#xe9;passer 2 m&#xe8;tres mais par l&apos;&#xe9;lan que la petitesse en surface d&apos;une mer ferm&#xe9;e ne leur permet pas de perdre, venaient s&apos;abandonner dans une chute brutale sur la gr&#xe8;ve, leur fracas laissant, avec le vent, une place t&#xe9;nue pour la conversation de loin. On se baignait d&apos;abord, montant sur la digue pour plonger depuis les rochers, et on y revenait car l&apos;eau n&apos;&#xe9;tait pas froide — &#xe0; peine fra&#xee;che et, heureusement, &#xe0; pas beaucoup plus de 20 degr&#xe9;s. En fin de repas, le ciel au-dessus nos t&#xea;tes &#xe9;tait rempli d&apos;un sens clair parce que nous mangions des tranches de past&#xe8;que, assis les uns pr&#xe8;s des autres sur le petit gravier de la plage artificielle o&#xf9; je d&#xe9;plorais que l&apos;on ait choisi d&apos;aller, pendant tout le trajet, car, en fait de plage, il y a mieux, quand on sait, et personne ne m&apos;avait consult&#xe9; quand j&apos;&#xe9;tais seul &#xe0; conna&#xee;tre, mais tout cela ne pouvait plus &#xea;tre regrettable en mangeant la past&#xe8;que assis le soir avec des amis et sortant de l&apos;eau, tout le sel encore dans les cheveux humides. Aujourd&apos;hui, le temps ne change pas, sinon le bruits d&apos;avions &#xe0; h&#xe9;lice en plus, et le vent qui augmente les claquements de portes, de vitres qui se brisent, de souffles calmes, acc&#xe9;l&#xe9;r&#xe9;s, qui &#xe9;clatent.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 14 Jul 2008 15:28:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/09/9873325.html</link><category>Notes</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/09/9873325.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9873325/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/09/9873325.html</guid><description>&lt;p&gt;La soir&#xe9;e s&apos;est pass&#xe9;e en repiquant des oignons jusqu&apos;&#xe0; la nuit : quatre rangs, tandis que le cinqui&#xe8;me, celui de d&#xe9;part, n&apos;est pas encore &#xe9;clairci sur toute sa longueur — on les &#xe9;claircira en les mangeant &#xe0; mesure. Il faisait un temps id&#xe9;al pour jardiner ce soir.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 09 Jul 2008 21:08:56 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/08/9861129.html</link><category>M&#xe9;t&#xe9;o r&#xe9;trospective</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/08/9861129.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9861129/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/08/9861129.html</guid><description>&lt;p&gt;Tandis qu&apos;hier, du matin jusqu&apos;au soir, il a fait une bonne journ&#xe9;e avec de l&apos;air, des nuages et du soleil dans les ciel bleu, sans chaleur trop marqu&#xe9;e, mais avec une lumi&#xe8;re resplendissante du soleil passant sous un ciel d&apos;orage au couchant, cr&#xe9;ant un embrasement des collines au sud, avec ciel de plomb en arri&#xe8;re-plan de leur incandescence, et le d&#xe9;part d&apos;un arc-en-ciel, sans autre cons&#xe9;quence qu&apos;une pluie fine. Ce matin, le crachin r&#xe9;gnait &#xe0; dix kilom&#xe8;tres &#xe0; la ronde, et tandis qu&apos;au d&#xe9;but les simples nuages bas laissaient penser que le temps se l&#xe8;verait, la matin&#xe9;e demeurait froide et dans la grisaille jusque tard. L&apos;apr&#xe8;s-midi fut beau finalement, mais dans les 20 degr&#xe9;s, et cela jusqu&apos;au soir.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 Jul 2008 20:07:20 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>Mr Provansal</dc:creator><link>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/06/9836833.html</link><category>M&#xe9;t&#xe9;o r&#xe9;trospective</category><comments>http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/06/9836833.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meteoretro.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9836833/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meteoretro.canalblog.com/archives/2008/07/06/9836833.html</guid><description>&lt;p&gt;Ce matin, le ciel plat comme une mer de nuages qui serait calme le soir, et la t&#xea;te en bas… Puis il a sembl&#xe9; que les nuages se dissipaient, qu&apos;ils se formaient en masses &#xe9;parses, diverses, avec des grands intervalles d&apos;un joli bleu matinale, et vlan, le ciel a tourn&#xe9;, vers&#xe9; dans une masse plus soud&#xe9;e, grise sombre et orographique : basse et tenant du brouillard sur les collines de C. ou de B. seulement d&apos;une centaine de m&#xe8;tres plus en altitude. Il ne faisait plus que 16 degr&#xe9;s en d&#xe9;but de soir&#xe9;e, pour encore 30 hier (avec un temps a&#xe9;r&#xe9; le soir, lourd l&apos;apr&#xe8;s-midi mais ensoleill&#xe9; tout les temps et plein de petits nuages presque ornementaux). C&apos;est qu&apos;un orage s&apos;est abattu sur le coup des 4 h. du matin, par grosses gouttes isol&#xe9;es, lourdes, puis se rapprochant dans le cirque des &#xe9;clairs et du tonnerre. La deuxi&#xe8;me fois que j&apos;ai compt&#xe9; les secondes entre, il n&apos;y en avait qu&apos;une.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 06 Jul 2008 21:20:23 GMT</pubDate></item></channel></rss>