Il y a dans les rues qui bordent le village la
Il y a dans les rues qui bordent le village la chaude odeur des soirs d'été, étayée par les premiers tons fanés et grisonnants des graminées qui portent leur fruit mûr, caressés latéralement par le soleil pâlissant tard dans la soirée du solstice, et miroitants un peu parmi les éclats de la verdure sous le même éclairage. Il a fait une journée de plein été depuis ce matin, par grands pans de lumière et d'ombres toujours nettes, dans un ciel uniment et constamment azuré, mis à part un nuage massif, sans doute colossal mais très éloigné, que l'on voyait dépasser de l'horizon sinusoïdal des collines au sud en milieu d'après-midi, et qui peut se décrire ainsi : la moitié ouest du nuage était un cumulus déjà très développé dans ses hauteurs, bourgeonnant, et la moité Est, comme en second plan, était plus effilée, bien que réunie en paquet ; nuage plus haut sans doute et que la vue seule composait comme moitié de l'autre. Il a fait 21 degrés dans la maison, 29 à l'ombre. Et plus de 30 sous abri, jusqu'à 20 h., c'est-à-dire pas loin de 20 degrés de plus qu'il y a une semaine.