Il faisait froid à Berlin toute la journée d'hier, et le ciel était couvert de blancheur, quand bien même nous étions arrivés la veille à minuit en passant dans une nappe de brouillard avant quoi la lune se voyait haute et presque pleine sur la plaine, faisant jours entre de grands bancs de nuages horizontaux, plutôt effilés et hauts mais épais, opaques, portant des marques du froid plutôt que d'un vent d'altitude. Tout au long de la semaine, en descendant la Moselle par un régime de giboulées, les grillotiers et autres sujets sauvages donnant de la petite cerise farouche et l'aire du kirsh étaient en fleurs, groupées par pompons ou grappes galbées puis, à Kassel, tandis que l'indice du printemps continuait de progresser, il y avait de la gelée blanche sur la berge de la Fulda, avant-hier au matin. Et maintenant, à Berlin, cet effet contradictoire des rythmes végétaux et humains se marque de plus en plus, les arbres portant plus de feuilles vertes pour encadrer les pétales blancs qui leur restent. Les bouleaux montrent à plein leurs chatons parmi les ensoleillement fréquents ce matin ; il fait 13 degrés.