dimanche 1 mars 2009

Georges Bataille, Le Bleu du ciel (10/18 p. 178)

"Tandis que nous remontions la vallée du Rhin, une pluie fine tombait. Les rives du Rhin étaient grises, mais nues et sauvages. Le train longeait, de temps à autre, un cimetière dont les tombes avaient disparu sous des jonchées de fleurs blanches."
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dimanche 18 janvier 2009

John Fante, Mon chien Stupide (10/18 pp. 34-35, traduction de Brice Matthieussent)

"La journée s'annonçait splendide. L'orage avait lavé puis astiqué le monde. La mer était comme une immense tarte aux mûre et le ciel brillait comme le manteau de la madone. L'air sentait les pins et le sel, et je distinguais les îles de Santa Barbara distantes de quarante miles, à cheval sur l'horizon comme une bande de baleines bleues. C'était le genre de journée qui torturait un écrivain, si belle qu'il savait d'avance qu'elle lui volerait toute son ambition, étoufferait la moindre idée née de son cerveau."
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mercredi 14 janvier 2009

René Char, En trente-trois morceaux (Nrf Poésie p. 36)

"[26] Ce fanatique des nuagesA le pouvoir surnaturelDe déplacer sur des distances considérablesLes paysages habituels."
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mercredi 7 janvier 2009

Kokopelli : Un appel à faire dérailler le terrorisme alimentaire qui sabote la bioshpère.

" L'Association Kokopelli existe toujours parce que le peuple nous a soutenus contre la Terreur d'Etat qui nous aurait sinon impitoyablement écrasés. Nous avons appris aujourd'hui que le Ministère de l'Agriculture a interdit au Potager du Roi (Château de Versailles) de commander des semences chez Kokopelli (ce qu'ils faisaient depuis un grand nombre d'années). Est-ce une nouvelle version du néo-libéralisme? Le Ministère de l'Agriculture va-t-il envoyer une missive à toutes les municipalités petites et grandes, à tous les jardins... [Lire la suite]
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mercredi 24 décembre 2008

Reyner Banham, "Los Angeles" (traduction L. Baboulet, éd. Parenthèses 1973/2008 p. 185)

"La première fois que j'en fus témoin, la chose me parut si naturelle que je n'en pris pas immédiatement conscience : au moment où la voiture de devant s'engageait sur la bretelle de sortie du San Diego Freeway, la fille qui était à côté du conducteur abaissa le pare-soleil et entreprit de se recoiffer dans le miroir qui se trouve au dos de celui-ci. C'est après avoir observé le phénomène à plusieurs reprises que j'en compris l'importance : sortir de l'autoroute, c'est comme entrer quelque part lorsqu'on vient du dehors. Un... [Lire la suite]
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mercredi 3 décembre 2008

Albert Cohen, Mangeclous (éd. Gallimard, 1938, p. 7)

Le premier matin d'avril lançait ses souffles fleuris sur l'île grecque de Céphalonie. Des linges jaunes, blancs, verts, rouges, dansaient sur des ficelles tendues d'une maison à l'autre dans l'étroite ruelle d'Or, parfumée de chèvrefeuille et de brise marine.
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mercredi 15 octobre 2008

Jean Giono (Le bonheur fou, éd. Folio pp. 11 et 26)

"Quelques grappes de lilas déjà fleuries donnaient odeur." [et] "Doué d'une mémoire précise dans le moindre détail comme tous les nonchalants qui aiment jouir, il pouvait se permettre de brûler les billets de la comtesse et de travailler sans le moindre papier noté, ni sur lui ni dans ses meubles. Il faisait ses rapports de vive voix. Il n'écrivait jamais, sauf de la pluie et du beau temps à Alexandrine."
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mercredi 15 octobre 2008

Olivier Rolin (Un chasseur de lion, éd. du Seuil, p. 234)

"Il fait nuit. Couchées au-dessus de la baie, les trois étoiles alignées d'Orion, autre chasseur célèbre. Le vent attaque par rafales, accès de fureur. Ronfle dans la cheminée, hulule dans les fils électriques. Un peu plus loin, on l'entend faire d'autres bruits, légèrement différents, plus graves, ou plus sifflants, selon d'autres rythmes. Ce n'est pas une force homogène, égale, c'est une meute courant, hurlant dans la nuit."
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mardi 9 septembre 2008

John Muir ("Souvenirs d'enfance et de jeunesse" éd. José Corti p. 125)

"Aussi, après lui avoir laissé tout le temps de faire un abondant repas, je le sortis sans tarder de la boîte et l'enfermai dans une chambre inutilisée de la maison, où mon père avait suspendu une bonne quantité d'épis de maïs sélectionnés pour la semence. Ils étaient pendus par l'enveloppe à des cordes tendues d'un mur à l'autre de la pièce. D'un des montants du lit, l'écureuil réussit à bondir sur la corde et à détacher un épi, qui tomba par terre. Puis il sauta sur le plancher, saisit fermement cette lourde charge, l'emporta... [Lire la suite]
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vendredi 5 septembre 2008

Présence panchounette, "L'Ordre total" (p. 64 éd. La Criée, Rennes, 1989)

"Il est plus facile de prévoir ce que sera l'Art dans dix ans que s'il pleuvra demain."
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