Il y avait des étoiles, hier à 23 h., ainsi que des vers luisants, sur le bas côté de la route qui mène au village voisin. Mais un front nuageux s'élevait au nord et à l'ouest, éclaircissant le ciel d'une blancheur fade depuis l'horizon. Assez vite dans la nuit, il s'est mis à pleuvoir une bonne averse et, ce matin, tout était trempé ; le ciel était tout embrumé de cette idée que ça n'allait pas tellement évoluer. Quelque froideur dominait dans la lumière un peu ternie, douce bien-sûr, mais condamnée à la monotonie. La température avoisinait les 15 degrés dans la matinée ; contrairement à l'idée qu'on avait pu se faire, le temps a évolué, ça s'est mis à la pluie, passant plusieurs de ses variétés en revue, nuançant jusque la bruine et le crachin. Les herbes retrouvaient tout leur luxe, perlées de la rosée ambiante qui faisait comme un trait d'union entre le ciel et la terre. Puis vinrent les douches passagères, suivies à nouveau par un suspens de gouttelettes dans l'air. Dans l'après-midi, le temps s'est presque mis au beau, même une éclaircie laissait croire qu'avec la soirée le ciel serait dégagé… mais ce fut de nouveau la grosse averse silencieuse et régulière. Suivie d'une accalmie subsidiaire ; et ce soir aussi les étoiles brillent.