C'est l'automne, ça donne envie de parler du temps qui change, de la brume ce matin dans l'aube naissante qui circulait dans le pré comme une lange, adoptait des postures de vague lente. Cette lenteur qu'on peut rencontrer dans un film passant à l'envers. On remarque, pourtant, que les formules de Federman, sommaires, suffisent à faire climat, ou l'ambiance. La partie pour le tout, ça marche avec la météo. Cependant, il recourt abondamment à la récurrence de son ambiance, dans "Moinous & Sucette". Ce qui produit une insistance sur le climat, pas plus. Vargas, au contraire, essaye d'incruster la météo dans son intrigue, et c'est peut-être pour cela qu'elle emploie des descriptions massives. Sa météo prend une allure de truc, dans le sens policier. Mais peut-on comparer une nouvelle avec une sonate ?