Nous restons là devant nos écrans lumineux, laissant la porte ouverte et là-bas, de l'autre côté du rideau à mouches, la nuit est parcourue d'un gros vent dont nous écoutons la musique, le prestige du souffle. L'air roucoule en tourmentes véloces qui rompent des rosiers les longs rameaux chargés de fleurs et gorgés d'une eau qui leur pèse. De ces eaux qui tombent du ciel par intermittences au gré du vent dont nous parlions justement, par diagonales acerbes, tac tac tac, et qui pourraient tout déformer.